Plongée à Mohéli : les fonds marins les plus préservés de l’océan Indien

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Plongée à Mohéli : les fonds marins les plus préservés de l’océan Indien

Les fonds marins les plus préservés de l’océan Indien

La plus petite, la plus sauvage

Mohéli est la plus petite des trois îles comoriennes, la moins connue, la moins visitée. Elle n’a pas les ambitions architecturales de Moroni ni les plantations en terrasses d’Anjouan. Ce qu’elle a, en revanche, et que peu d’endroits au monde peuvent offrir encore, c’est une mer intacte.

Le parc marin de Mohéli, créé en 2001, couvre une bande côtière de 40 kilomètres sur la face sud de l’île. C’est le premier parc marin des Comores, géré en association avec les communautés villageoises qui en tirent directement leurs revenus. Cette cogestion communautaire est l’une des raisons de son succès relatif : les pêcheurs locaux sont les gardiens du parc, pas ses ennemis.

Sous la surface

Pour le plongeur qui descend pour la première fois dans les eaux de Mohéli, la première impression est celle de l’abondance. Des récifs coralliens en bonne santé, ce qui est désormais une rareté dans l’océan Indien, peuplés de poissons-perroquets, de murènes, de raies manta qui passent comme des ombres silencieuses.

La vraie vedette de Mohéli, celle pour laquelle des naturalistes viennent de loin, c’est la tortue marine. Les plages de la face sud de l’île sont parmi les sites de ponte les plus importants de l’océan Indien pour la tortue verte Chelonia mydas. Entre novembre et février, des dizaines de femelles viennent pondre sur ces plages chaque nuit.

Un tourisme qui doit rester à échelle humaine

Mohéli accueille peu de plongeurs. Les structures de plongée sont rares, les logements rustiques. Et c’est précisément ce qui préserve ses fonds. La capacité d’accueil limitée n’est pas un handicap. C’est une politique de conservation de facto.

Les débats sur le développement touristique de Mohéli reviennent régulièrement. Les partisans du statu quo répondent que Mohéli a une valeur précisément parce qu’elle n’est pas Zanzibar et que son caractère préservé est son premier actif. Pour l’instant, sous la surface de Mohéli, les tortues ont encore de beaux jours devant elles.

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